• À Plounéour-Brignogan-Plages, dans le Finistère, des habitants mettent des maisons à disposition de scénaristes. Retour sur un projet auquel j’ai contribué en 2016, et sur une question toujours ouverte : de quels moyens a-t-on besoin pour écrire ?

    En 2016, pendant mon stage de master 2 au Groupe Ouest, j’ai participé à la mise en place de Village d’Auteurs, à Plounéour-Trez. En recherchant aujourd’hui mon rapport de stage, j’en ai retrouvé le sommaire. Il y est question de création d’association, d’accueil des auteurs, de mécénat territorial, de partenariats. Un ensemble de questions très concrètes derrière la possibilité de venir écrire quelques jours en Bretagne.

    Un article du Télégramme, publié le 23 juillet 2016, garde une trace de cette période. La légende me présente comme représentante du Groupe Ouest auprès de Dominique Rance, président de la nouvelle association, et de son équipe. Dix ans plus tard, je reviens sur cette histoire à partir de ces archives et des informations publiées sur l’activité de Village d’Auteurs.

    Des maisons pour écrire

    À l’origine, l’idée consiste à rapprocher des auteurs en quête d’un lieu de travail et des propriétaires de résidences secondaires. Le projet présenté en 2016 prévoit d’utiliser les maisons hors saison, de septembre à mai. L’accueil doit aussi permettre des rencontres avec les habitants et contribuer à la vie locale.

    Le même article explique que certains scénaristes accompagnés par le Groupe Ouest souhaitent revenir dans la région, en dehors de ses sessions de travail. L’association envisage alors d’ouvrir cet accueil à d’autres formes d’écriture, notamment au roman, à la bande dessinée et à la poésie.

    Le sommaire de mon rapport donne un aperçu du travail de préparation : définir les modalités d’adhésion, les critères d’accueil, les partenariats et le calendrier de création de l’association. Autant de décisions qui déterminent, très simplement, qui peut venir et dans quelles conditions.

    Écrire seul, rencontrer les autres

    Dans un reportage consacré au Groupe Ouest en août 2020, le JDD décrit une méthode de travail qui accorde une grande place à l’oral : les auteurs racontent leur projet, écoutent les réactions et reprennent leur récit. Le journaliste évoque aussi l’implication des habitants dans l’hébergement et la vie quotidienne des résidents. Son reportage donne à voir les relations qui se construisent autour de l’écriture.

    Village d’Auteurs poursuit cette attention portée aux échanges. Dans sa présentation publiée en décembre 2025, le Groupe Ouest rappelle les deux objectifs de l’association : permettre aux auteurs de se consacrer à leur projet et créer des occasions de rencontre avec les habitants. Il annonce également une soirée commune autour des scénarios en cours de développement.

    Cette activité se prolonge en 2026. Un rendez-vous annoncé pour le 2 octobre 2026, à Plounéour-Brignogan-Plages, prévoyait la présentation des projets de cinq scénaristes, suivie d’un échange avec le public. L’annonce, fournie par l’office de tourisme de la Côte des Légendes, témoigne de la continuité de ces rencontres dix ans après la naissance de l’association.

    Rencontrer un auteur à ce stade, c’est pouvoir parler d’un film alors qu’il reste à écrire. Que cherche-t-il à raconter ? Comment choisit-il un personnage, un point de vue, une fin ? Le public peut ainsi s’intéresser au travail qui précède les images.

    Le temps d’écrire a un coût

    La fiche d’accueil datée de novembre 2025 décrit un séjour de sept jours dans une maison partagée avec d’autres auteurs, chacun disposant d’une chambre individuelle. Une rencontre publique est organisée pendant la semaine. Le document indique une adhésion de 80 euros pour un séjour d’une semaine par an ; le transport et les repas restent à la charge des participants. Il détaille l’accueil et les frais, sans annoncer de bourse d’écriture.

    Ces modalités permettent de poser précisément la question du soutien à la création. Disposer d’un hébergement allège le coût d’un séjour. Il reste à financer le déplacement, la vie sur place et les dépenses qui continuent ailleurs. Il faut aussi pouvoir dégager cette semaine dans son emploi du temps.

    Comment les auteurs financent-ils leur temps d’écriture ? Qui peut interrompre une autre activité pour partir en résidence ? Quelle place un tel séjour occupe-t-il dans les mois nécessaires à l’élaboration d’un scénario ? Ce sont des questions à adresser aux personnes accueillies, au-delà de la présentation du dispositif.

    Pour moi, elles prolongent les sujets abordés dans mon travail de master : le statut des auteurs, les droits sur les scénarios, les aides et les conditions d’exercice du métier. Accueillir la création suppose de regarder aussi comment vivent celles et ceux qui la font.

    Reprendre le fil

    Revenir sur Village d’Auteurs me permet de relier ce travail de 2016 aux questions que je souhaite explorer avec AZZAGRAM. Dans le cinéma comme dans la musique, je m’intéresse à la façon dont un projet prend forme : les lieux où l’on travaille, les personnes qui accompagnent, les moyens dont on dispose.

    Les archives dessinent une histoire qui se poursuit. J’aimerais maintenant la raconter aussi avec les habitants qui accueillent et les auteurs qui passent : ce qu’ils trouvent dans ces séjours, les difficultés qu’ils rencontrent, les relations qui demeurent après le départ. Dix ans après, c’est auprès d’eux que ce récit pourrait continuer.

    Sources et documents

    Le Télégramme — « Villages d’auteurs. Le mécénat par la location », 23 juillet 2016.

    Baptiste Thion, Le JDD — « Groupe Ouest, un village d’auteurs en Bretagne », 19 août 2020.

    Le Groupe Ouest — « Rencontre publique au Groupe Ouest », 2 décembre 2025.

    Village d’Auteurs — Fiche d’accueil et de candidature, novembre 2025.

    Agenda JDS / Tourisme Côte des Légendes — Rencontre annoncée le 2 octobre 2026.

    Document personnel consulté : sommaire du rapport de stage de master 2, Faïza Bouazza, 2016.

  • Conférence table ronde des musiques *neo-trad-folk** // Fondation Agnès B en partenariat avec le CNM & France Musique //

  •        Paris, Invalides, Wien, Institut Français,Trieste Prima (I)
    « Expelled composers from the nazis »/ « Compositeurs autrichiens étouffés par le nazisme« / »Vom NS-Regime verfolgte Komponisten »:
    Hans Gál  12 Préludes – Erich Korngold  4 Walzer – Viktor Ulmann  Variations on a Thema by  Schönberg – Berg  Sonate – Paul Arma  31 Instantanées, 5 Esquisses, Sonata da ballo  Bartók  Sonate Sz 80 – Schönberg  Suite Op. 25, Op. 11

    Site officiel : https://louise-sibourd.jimdofree.com/

  • Lucifer Rumba

    Luciferumba (Clermont-Ferrand) – techno punk & poésie sonore
    https://luciferumba.bandcamp.com
    https://youtu.be/9cautW378TU
    https://youtu.be/Ig0L0FJITAs

    Un set entre trance et tekno tribale, issu d’une ancienne tradition de tam-tam et chant dans les Pyrénées, mélangée à l’héritage du punk et de l’impro. Le tout avec des chants et des textes issus de la Retirada, de poètes libertaires et des textes personnels.

    Fabien-Gaston Rimbaud est brasseur de chants et batteur à bruits, écrivailleur, gueuleur de rue, homme orchestre, photo-graffeur, repris de justice, vadrouilleur, féru d’histoire et de mythes, harangueur, conteur, dandy d’en bas, aristo parfois, prolo toujours.

    Insta : luciferrumba__

  • Photo : @michelle_tshibola @cabaretdepoussiere © @faizabzza

    Le Cabaret de Poussière est une expérience artistique hybride et politique, portée par Martin Dust et un collectif musical riche, maintenant complété par le talent d’Elvin Bironien à la basse (insta : @elvin.bironien) . Le groupe inclut également Dee Huang (direction musicale), Edison Knight (piano), Martha Tehora (violoncelle), Tim Garson (batterie), Alexandra Comnos, ainsi que des intervenants réguliers comme Clara Brajtman, Xavier Belin, Nina Gat, Mélanie Centenero, et Simon Lemonnier.

    Martin Dust – maître de cérémonie, auteur-compositeur

    Dee Huang – direction musicale

    Edison Knight – piano

    Martha Tehora – violoncelle

    Tim Garson – batterie

    Alexandra Comnos – musiques additionnelles

    Elvin Bironien – basse / contrebasse, bassiste de renommée dans la scène world-jazz

    Insta : @elvin.bironien

  • Photo : Ebru Aydin @faizabzza

    Originaire de Toulouse, Johnny Makam puise ses influences au cœur de la musique turque, balkanique et anatolienne tout en y infusant des éléments rock, psychédélique et jazz. Le nom même du groupe fait référence au terme « makam », désignant un système modal d’Asie (du Maghreb à la Chine), témoignant de leur désir de fusionner traditions orientales et sonorités modernes.

    Le quintet propose une musique décrite comme :

    « Mélodies véloces, rythmes tranchants comme des sabres… l’héritage multiculturel n’hésite pas à adopter de nouveaux instruments et sonorités, mélangeant musiques anciennes et modernes… »

    Cette alchimie sonore, héritée d’Istanbul, de la Bulgarie, de la Macédoine et de la Turquie, s’enrichit de grooves contemporains et d’improvisations électriques, pour une expérience à la fois traditionnelle et résolument actuelle

    Ebru Aydin – Chant & claviers

    Yann Le Glaz – Saxophone (et saxophone électronique)

    Camille Holzer – Guitare électronique & guitare sans frettes

    Nicolas Oustiakine (ou Kévin Balzan selon les formations) – Basse / contrebasse

    Stuart Dickson – Davul, darbuka, batterie

    Benjamin Richard – Batterie (présent sur certaines dates)

    Insta : @johnny.makam

  • « Pas impossible, qu’il n’y ait rien de comparable dans l’hexagone. Furieux ? Oui. Puissant ? Oui. Bruitiste ? Oui. Mais léger et inventif.  Quelques mois plus tard, on aura toujours pas rencontré d’équivalent. »Guillaume Malvoisin (Point Break )

    Photos @vieuxfuret

    «  16’19, et tout est en place. Temporairement, bien entendu. Seize minutes et quelques secondes, où la majorité de ce qui fait le sel d’un live de Pomme de terre est en place, au cœur du maelström supersonique. Free-bop ultra-rapide, drumming parti sur des terrains défrichés à la machette, illusions sonores (assauts telluriques de contrebasse à l’archet, sans qu’on puisse noter la présence de la moindre basse) et, gentiment aperçue aux alentours de la huitième minute, une petite grille funk sans amidon. En mai 2023, à l’occasion de la sortie sur Jazzdor série, d’un autre set du quartet, PointBreak écrivait : « On imagine sans mal Aymeric Avice, Étienne Ziemniak, Richard Comte et Niels Mestre envelopper de son un parterre qui se prend un mur. Du son. Béton armé sous la finesse des excroissances et des ornements. Pas impossible, qu’il n’ y ait rien de comparable dans l’hexagone. Furieux ? Oui. Puissant ? Oui. Bruitiste ? Oui. Mais léger et inventif. » Quelques mois plus tard, on n’aura toujours pas rencontré d’équivalent. Reçu le même genre de décharge, par exemple avec Bonbon Flamme, à Météo 23, mais pas vu le même génie d’équilibriste entre dialogues inventifs et déflagration laissée vives. Cette partie 1 du live à Poitiers, donné pour la Baïne de mars 2024, au-delà de donner envie que le groupe occupe les scènes françaises des Smac comme des clubs expé, au-delà de l’envie d’entendre les partie 2 et 3, au-delà d’imaginer qu’un graphiste charitable s’occupe de la DA du groupe, montre que la maçonnerie initiée par Aymeric Avice, est à l’épreuve des temps et des balles. Tant que les idées fuseront, tant que l’énergie sera cimentée avec une telle humanité. Rageuse, fédératrice et forcenée. » Guillaume Malvoisin

    Aymeric Avice – trompette
    Richard Comte et Niels Mestre – guitares
    Étienne Ziemniak – batterie

    #jazzdor